|
|
|
![]() |
|
La Suisse est l'ancêtre de tous les paradis bancaires, mais n'est pas un paradis fiscal "classique". En effet, si le secret bancaire est une spécificité rattachant la Suisse à ce que le grand public nomme "paradis fiscal", sa fiscalité "domestique " est, elle, tout à fait comparable, aux taux européens. Il n'y a par exemple aucun intérêt supérieur à créer une société en Suisse. En revanche, de nombreux possédants s'y installent, pour d'autres raisons qui seront expliquées plus loin. Sur le plan politique international, la position de la Suisse relève toujours de la schizophrénie. D'un côté le refus actuel de l'intégration européenne est relayé plus ou moins par la classe politique, mais de l'autre on négocie en sous-main des accords bi latéraux avec chacun de ses voisins européens. On refuse d'aller siéger au Parlement de Strasbourg ou au Conseil de l'Europe, mais on inscrit dans la réglementation domestique 90% des normes et des directives édictées par Bruxelles . La passe économique moyenne dans laquelle se trouve le pays depuis plusieurs années perdure. La croissance ne vient pas. Les salaires sont parmi les plus élevés d'Europe mais il en va différemment de la productivité, stagnante dans l'industrie et difficilement évaluable dans les services. Le seul point apparemment fort de la Suisse reste son taux de chômage inférieur à 2 %. Il est en réalité plutôt la marque d'un marché de l'emploi étriqué, où les entreprises locales peinent à recruter et n'arrivent pas à pourvoir les postes qualifiés que l'expansion de leurs activités exigerait. Les grandes compagnies internationales suisses ne sont puissantes que grâce à leurs nombreux intérêts en terme de centres de production ou de marchés principaux qu'elles ont placés hors du pays et qui rendent leur nationalité helvétique anecdotique. La Suisse reste cependant " La Mecque " de nombreux particuliers soucieux de préserver tant bien que mal leur intégrité patrimoniale, grâce au secret bancaire d'une part, à la qualité du conseil en matière de placements, et au fameux "passeport fiscal" réservé aux gens fortunés. Le capitalisme suisse a subi de plein fouet, comme les autres places, l'effondrement des valeurs boursières. Des fortes turbulences dans un milieu - les banques - où les restructurations se succèdent déjà à un rythme effréné. les divers cantons de la Suisse se livrent à l'heure actuelle à une course fiscale pour attirer la clientèle valable, ce qui se traduit par une baisse sensible des ponctions forfaitaires, ainsi que par un abaissement très net des critères d'admission pour l'obtention du "permis fiscal". Carte de visite
Fiscalité Contrairement aux idées reçues, le niveau moyen des prélèvements obligatoires en Suisse est élevé (34% en moyenne contre 27,6% aux États-Unis). Il est de surcroît disparate: il y a vingt-six cantons au total, et chacun d'entre eux applique des taux variables. Les champions de la faible imposition sont les cantons montagnards du centre du massif alpin, dénués de tout centre économique notable et paralysés par leur isolement géographique (qui n'est pas feint au cur des hivers alpins). Le canton de Zug réclame et obtient le titre de champion toute catégorie sur le plan fiscal. Son site Internet le proclame ! Les successions sont réglées avec un prélèvement de 6%. Les revenus et les plus-values financières ne sont pas imposés. L'impôt sur la fortune est d'environ 3 pour mille. Les taxes locales sont intégrées dans les prélèvements sur le revenu. Pour les titulaires du fameux "permis fiscal" c'est-à-dire ceux qui, lassés d'être matraqués, ont décidé de respirer l'air des alpages helvétiques, l'impôt n'est plus calculé sur le revenu effectif mondial, mais en fonction d'un calcul original qui séduit de nombreux possédants. |
|||
![]() |
| info@acg-business.com | LIENS | MENTIONS LÉGALES | CARTE DU SITE |
![]() |